
Ptiluc # Making Off

Raging Bulles Vs Noël

Billy Brouillard au Festival d'Angoulême

lectures chroniques
La Princesse du sang de Manchette et Cabanes Dupuis (Aire Libre )
Policier adapté de l'œuvre inachevée de Jean-Patrick Manchette, l'un des maîtres français de la littérature noire disparu en 1995, cette série est co-signée Doug Headline (scénariste, cinéaste et fils de Jean-Patrick Manchette) et Max Cabanes pour le dessin.
Sur une plage de l'Atlantique dans les années cinquante, le kidnapping d'une petite fille tourne au massacre. Le seul survivant de ce sanglant affrontement, disparaît en emmenant la fillette. Début 56, comme tous les ans, la jeune photographe Ivory Pearl vient passer le réveillon en Normandie chez son protecteur, l'ancien officier de la Royal Air Force, Robert Messenger.À 27 ans, Ivy est une photographe célèbre pour ses reportages violents sur les champs de bataille et pour son mépris du danger. Mais la journaliste est fatiguée et a décidé de passer l'année dans un endroit isolé. Elle s'y reposera de la violence en photographiant la nature. Pour des raisons connues de lui seul, Messenger profite de cette occasion et la persuade de partir à Cuba, dans la Sierra Maestria, impliquant Ivy à son insu dans une opération des services du contre-espionnage français visant à mettre hors course Aaron Black, trafiquant d'armes international et oncle de la fillette, qui a commandité le kidnapping de sa nièce 6 ans plus tôt.
L’univers noir de Jean-patrick MANCHETTE est relativement bien rendu par les dessins percutants de Cabanes. On se laisse embarquer dans cette histoire dès le début en espérant que la deuxième partie ne tardera pas trop.
Michelle Bibliothèque de Mollégès
lectures chroniques

Vinci par Convard et Chaillet, Glénat
C’est l’histoire d’un mystérieux tableau de Léonard de Vinci trop horrible pour être montré. Pour produire ce tableau, il a fallu que le peintre devienne un meurtrier, usant de ses inventions pour égarer la police de l’époque. Et qui est cette mystérieuse jeune fille encapuchonnée qu’il n’aime que dans le plus grand secret ?
Léonard de Vinci est au centre d’une histoire mêlant tous les genres : polar, histoire, anticipation, art, amour, vengeance. L’exercice pourrait être périlleux, mais Convard s’en sort grâce à une structure narrative maitrisée jusqu’au bout du récit et soutenue par un dessin irréprochable. L’élément central de l’intrigue (pourquoi Vinci a-t-il peint un tel tableau) est rapidement éclipsé par la virtuosité avec laquelle le lecteur est baladé entre des genres identifiés. Même si l’on peut deviner la prochaine péripétie, on reste surpris de la manière dont elle est traitée.
Voila typiquement des albums qui nous montrent que la bd de genre peut sans cesse se renouveler pourvu qu’on y mette du talent. Un vrai plaisir.
F. Charreton - Bibliothèque de Rognac